Imaginez-vous assis avec un message destiné à quelqu'un que vous aimez — et vous l'effacez encore et encore, parce qu'il ne sonne pas tout à fait juste. Ou que vous évitez de dire « je t'aime » en premier, parce que vous n'êtes pas sûr que le moment soit parfait. Le perfectionnisme en amour n'est pas toujours visible. Il se cache dans ce que nous ne disons pas, ce que nous ne faisons pas, et les relations que nous ne laissons jamais vraiment s'épanouir — parce qu'elles n'atteignent jamais l'image que nous avons construite en nous-mêmes.
Quand l'idéal devient un mur de prison
Beaucoup d'entre nous portent en eux un idéal amoureux intérieur — une idée de ce que doit être le partenaire, de ce que doit ressentir la relation, et de la façon dont nous devons nous-mêmes performer en tant qu'amoureux, époux ou parent. Avoir des rêves et des attentes n'est pas en soi un problème. Le problème survient lorsque cet idéal nous maintient prisonniers au lieu de nous guider vers l'avant.
La psychologue Brené Brown a consacré des années à la recherche sur la honte et la vulnérabilité, et elle pointe quelque chose d'essentiel : le perfectionnisme n'est pas une aspiration vers le meilleur — c'est une tentative d'éviter la douleur, le jugement et la honte. Lorsque nous le transposons à l'amour, cela signifie que nous ne cherchons pas à approfondir la relation. Nous essayons de nous protéger contre le rejet, l'abandon ou le fait d'être perçus comme insuffisants.
Le prix est élevé. Car la vraie intimité exige précisément le contraire : que nous nous montrions tels que nous sommes — inachevés, incertains et humains.
Le perfectionnisme dans le couple — ce qu'il coûte vraiment
Le perfectionnisme peut prendre de nombreuses formes dans une relation. Ce peut être le partenaire qui n'admet jamais ses erreurs, parce que cela semble trop vulnérable. Celui qui évalue constamment la relation — est-elle assez bonne ? Sommes-nous assez heureux ? Ce peut aussi être celui qui abandonne une relation pourtant belle, parce qu'elle ne répond pas à la promesse romantique d'une passion et d'une harmonie constantes.
La recherche en psychologie relationnelle montre que ce n'est pas l'absence de conflits qui crée des couples solides — c'est la capacité à se réparer après les conflits. John Gottman, l'un des chercheurs sur le couple les plus reconnus au monde, appelle cela les « tentatives de réparation » : les petits et grands efforts pour rétablir le lien après un désaccord. Les perfectionnistes ont du mal à accueillir ces tentatives — et encore plus de mal à les initier — parce que cela exige de reconnaître que quelque chose s'est mal passé.
Un autre type d'objectif
Lâcher prise sur le perfectionnisme en amour ne signifie pas abaisser ses standards. Il s'agit de changer de perspective — de la performance à la présence, du contrôle à la curiosité. Il s'agit de se demander : que se passe-t-il si je dis ce que je pense vraiment ? Que se passe-t-il si je me laisse voir ?
L'amour ne s'épanouit pas dans la perfection. Il s'épanouit dans l'authenticité. Dans les conversations maladroites, les excuses imparfaites et ces moments où deux personnes se choisissent — non pas parce que tout est parfait, mais parce que le lien en vaut la peine.
Quand avez-vous choisi pour la dernière fois l'authenticité plutôt que la perfection dans votre relation — et que s'est-il passé ?
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