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Traumatismes d'enfance et relations adultes

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T'est-il déjà arrivé de réagir à quelque chose dans ta relation d'une façon qui t'a toi-même surpris ? Peut-être as-tu explosé de colère, alors que la situation ne le justifiait pas vraiment. Ou peut-être t'es-tu replié sur toi-même, précisément au moment où ton partenaire se rapprochait. Beaucoup d'entre nous portent des schémas qu'ils n'ont pas choisis — des schémas qui trouvent souvent leurs racines dans ce que nous avons vécu enfants. Ce n'est pas une faiblesse. C'est notre humanité.

L'enfance laisse des traces — même dans l'amour

Le psychologue John Bowlby a développé la théorie de l'attachement au milieu du XXe siècle, et son travail a profondément influencé notre compréhension de la façon dont les relations précoces nous façonnent. En résumé : la manière dont nous avons appris à nous attacher à nos figures d'attachement dans l'enfance devient souvent notre modèle inconscient pour les relations intimes à l'âge adulte.

Si, enfants, nous avons appris que l'amour était imprévisible — qu'un parent pouvait être chaleureux et présent un jour, froid et absent le lendemain — nous pouvons, devenus adultes, finir par chercher constamment la validation de notre partenaire. Non pas parce que nous sommes insécures par nature, mais parce que notre système nerveux a appris très tôt que l'amour peut disparaître. Et ce système nerveux, lui, s'en souvient.

Il ne s'agit pas de blâmer ses parents ni de se perdre dans le passé pour le simple plaisir de l'introspection. Il s'agit de comprendre pourquoi nous faisons ce que nous faisons — pour pouvoir commencer à choisir autrement.

Quand l'ancien rencontre le nouveau

L'un des aspects les plus fascinants et les plus difficiles des relations intimes, c'est qu'elles activent notre vulnérabilité la plus profonde. Ton partenaire n'est probablement pas ta mère ou ton père — mais ton cerveau ne le sait pas toujours. Dans les moments de conflit, de rejet ou de solitude, d'anciennes blessures peuvent se rouvrir, et nous ne réagissons plus à la situation qui se présente devant nous, mais à celle dans laquelle nous nous trouvions autrefois, tout petits.

Le thérapeute et auteur Pete Walker décrit cela comme une « régression vers des moi antérieurs » — sous l'effet du stress, nous pouvons retomber dans les stratégies de survie de l'enfant. Peut-être en combattant, en fuyant, en nous figeant ou en souriant et en nous adaptant. Ces réactions étaient jadis intelligentes. Elles nous ont aidés à traverser des épreuves. Mais dans une relation amoureuse adulte, elles peuvent créer de la distance, des malentendus et de la souffrance — pour les deux partenaires.

La guérison est possible — et elle commence par la conscience

La bonne nouvelle, c'est que nous ne sommes pas figés. La recherche en neuroplasticité montre que le cerveau peut changer tout au long de la vie — et que des relations nouvelles et sécurisantes peuvent véritablement guérir d'anciennes blessures. Cela ne nécessite pas forcément des années de thérapie, même si celle-ci peut être d'une grande aide. Cela commence par quelque chose de plus simple : la curiosité plutôt que l'autocritique.

La prochaine fois que tu réagis fortement dans une relation — que ce soit envers un partenaire, un ami ou un membre de ta famille — essaie de te demander : est-ce mon moi d'aujourd'hui qui réagit ? Ou est-ce une vieille blessure qui prend la parole ?

Faire la différence n'est pas toujours facile. Mais c'est l'un des voyages les plus enrichissants que tu puisses entreprendre — pour toi-même et pour ceux que tu aimes.

Quel vieux schéma as-tu remarqué chez toi dans tes relations intimes — et de quoi penses-tu qu'il essaie de te protéger ?

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